Séjour dans les calanques

 

RANDONNEES DANS

LES CALANQUES

 

CASSIS MARSEILLE DU 3 AU 5 MAI

 

Notre groupe de 20 « individus » était composé de :

     -1 randonneur « azimut sentinelle » chargé de l’organisation, de la gestion de la progression, de l’orientation et du bon déroulement du séjour… tâche ô combien importante !

     -2 randonneurs « chamois » qui s’élançaient de rocher en rocher avec une agilité à vous couper le souffle… et ce n’était pas le moment !!!

Ces 2 randonneurs ont assuré de leurs conseils et de leur énergie les passages aériens.

     -1 randonneur « ange gardien » qui, tout au long du périple, est resté à l’arrière du groupe pour ramener et encourager les brebis égarées…

     -1 randonneur(se) «  crispée » qui, sans l’aide des randonneurs chamois, serait toujours perchée au dessus des calanques de Morgiou. Celle là contente de l’avoir réalisé, mais encore plus d’en avoir fini « jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus »

     -La plus grande partie du groupe était constitué de randonneurs « bouquetins », principalement occupés à mettre un pied devant l’autre en évitant de glisser et en admirant le paysage.

 

1er JOUR

 

Après un voyage rondement mené par nos 4 chauffeurs nous retrouvons Philippe et Marie venus nous rejoindre à Cassis.

Sous un magnifique soleil nous parcourons les calanques de Port Miou. Nous pique-niquons en équilibre sur des rochers et au beau milieu d’un sentier très fréquenté, nous ne l’avons remarqué qu’une fois installés…

Nous continuons par Port Pin, en Vau… Certains n’ont pu résister à la baignade et nous avons même eu droit à un strip-tease !!

Retour par la Fontasse dans une garrigue de chênes verts et de chèvrefeuilles en fleurs.

 

2ème JOUR

 

Départ du port des Goudes, direction calanque de Callelongue, la Mounine. Le sentier caillouteux en corniche monte progressivement et nous fait découvrir le spectacle magnifique des falaises plongeant dans une eau claire et turquoise. Nous passons Marseilleveyre, Queyron, Podestat, L’Escu,  Cortiou, Sormiou… Jusque là tout le monde est frais et dispo, si l’on peut dire… Le plus dur nous attendait !!! : une pente très très abrupte et surtout une descente vertigineuse pour arriver à Morgiou.

Au total 14.5 km pour 1250m de dénivelé… Pas mal de glissades et beaucoup de sueurs.

 

3ème JOUR

 

Après un cours, au combien explicite sur le dénivelé pondéré, destiné à convaincre les plus récalcitrants nous quittons l’hôtel.

 

Départ du Col de la Gardiole par une petite route qui descend agréablement entre les pins parasols. La météo s’annonce aujourd’hui encore très agréable, condition idéale pour cette rando au sommet des falaises avec vue plongeante sur la mer. Les falaises du Dévenson sont très abruptes et surplombent la mer entre la calanque de l’œil de verre et la calanque de l’Oule. La grimpette a été rude mais le spectacle qui s’offre à nous, nous récompense largement. La vue y est superbe mais il vaut mieux que le vent soit faible !

Les muscles très sollicités commencent à se faire sentir et un pantalon n’a pas résisté à l’effort, laissant son propriétaire dans une situation aussi inconfortable que drôle. Après un rafistolage à l’aide d’épingles de sureté nous reprenons le chemin.

Après un déjeuner entouré de cystes en fleurs nous rejoignons Sugiton et sa plage de nudiste (un).

Après avoir dévalé une pente glissante, il nous faut monter une échelle pour retrouver le sentier de la calanque de Morgiou. Et là…surprise ! Nous arrivons devant une faille de 8 à 10 mètres, passage très délicat… Heureusement nous avions la corde d’escalade (courte ! ), de vaillants accompagnateurs, l’aide d’un grimpeur et de ses mousquetons... Malgré les sueurs « froides cette fois » tout se passa pour le mieux. Nous étions tout de même rassurés de retrouver la terre ferme et fiers de notre exploit !!

 

 

 

 

 

Merci à l’organisateur comme toujours au « top » (mais non, je ne t’en veux pas !) et aux chauffeurs qui ont eu du mérite pour assurer les liaisons sur les routes étroites et sinueuses des calanques, sans parler des bouchons de Marseille.  

   F V

 

Remarques de quelques participants


Jean-Paul : Je rectifie légèrement ce document, la descente sur Morgiou n’était pas si vertigineuse que ce compte-rendu le laisse entendre, mais la rédactrice de ce résumé, prétextant une grosse frayeur, a surtout voulu profiter du soutien attentif d’un randonneur « chamois » très attentionné et à l'écoute du groupe (notamment de ces dames, il n'avait rien à faire des souffrances de la gente masculine…)

Bravo encore à tous les participants car malgré quelques passages assez difficiles, chacun a su conserver le sourire (un peu crispé à certains moments) et la bonne humeur.

Mille fois "Merci" à Françoise pour ce très joli résumé qui laisse deviner la bonne ambiance qui a accompagné notre groupe pendant ces trois journées...

Yvonne F.: Nos remerciements à toute l'équipe organisatrice, du plus important au plus modeste, qui nous a permis de vivre une telle aventure. Nous étions protégés par les valeurs du groupe : solidarité, responsabilité et amitié.

Un chamois : Je rajoute une "touche" sur l'amabilité de notre hotelier qui nous a servi le café du matin au compte goutte avec une mine à nous couper l'appétit.

Le café du soir, lui, était gratuit mais personne n'en prenait à cause du spectre de l'insomnie, par contre la tisane était facturée à prix d'or...